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Revue des marchés financiers au premier trimestre 2019

Posté par le dans Finances
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Performances remarquables au premier trimestre 2019

Analyse de notre partenaire agréé LGH Financial Strategy, Monsieur Laurent Hauswirth

Les marchés financiers ont connu un premier trimestre 2019 exceptionnel. Ce début d’année a été le miroir de la fin d’année 2018 avec des rebonds impressionnants sur les actifs à risque, que cela soit les actions, les obligations ou les matières premières.

Il est frappant de constater que ces hausses se sont produites dans un contexte macro-économique de ralentissement global bien signalé par la plupart des économistes depuis quelques mois déjà. Ces hausses se sont déroulées malgré des incertitudes géopolitiques toujours nombreuses : le Brexit n’a toujours pas d’issue connue, les tensions sino-américaines en matière de commerce sont toujours présentes, les « gilets jaunes » continuent à défiler les week-ends alors que le gouvernement de coalition populiste italien apparaît de plus en plus proche de l’éclatement.

Comment donc interpréter ces hausses ? Il faut dans un premier temps dissocier économie et la valeur des actifs financiers. En effet, même dans une phase de ralentissement ou dans une récession économique, tout actif à une valeur de rendement ou une valeur intrinsèque. Dans un contexte de taux d’intérêts bas et appelés à le demeurer, on ne peut pas avoir des titres qui paient des rendements de dividende de 4% et plus et on ne peut pas avoir des obligations de qualité qui paient trois, quatre ou cinq pourcents de plus que les rendements des obligations d’état. Or c’est ce qui s’est passé en fin 2018 : la panique des investisseurs a poussé le cours des actifs à des niveaux déraisonnables, peu importe le scénario de ralentissement économique plus ou moins important que l’on pouvait retenir. La reprise marquée des cours en 2019 apparaît comme une rectification des valorisations excessivement basses de fin 2018.

Ensuite il faut se rappeler que les cours des actifs sont sujets à des volatilités importantes à court terme qui peuvent avoir pour origine les flux d’investissement. A une époque où le négoce dit « algorithmique » et les machines représentent entre 60% et 90% des volumes traités quotidiennement sur les différentes classes d’actifs, il faut se rappeler que les transactions initiées par une décision « humaine » sont très largement minoritaires. Par conséquent, avec des robots qui ont pris la main sur la grande majorité des volumes, il ne faut pas s’étonner à une « pollution » de transactions financières qui peuvent déconnecter à court terme les cours des actifs et leur valeur.

Perspectives pour le reste de l’année

Il faut constater que la plupart des banques restent très prudentes sur les marchés. Certaines ont d’ailleurs réduit le risque en fin d’année passée, sous la pression des performances de fin d’année, démarche s’apparentant davantage à du « window dressing » et à de la panique que du processus d’investissement rigoureux qui est souvent « mis en vitrine » pour les clients. En 2019, nombreuses sont encore les banques qui ont recommandé la réduction du risque dans les portefeuilles. Ainsi, on se retrouve dans un marché où bon nombre d’intervenants sont sous-pondérés sur les actifs à risque avec des positions importantes en liquidités. La personne cynique dirait que les marchés financiers cherchent toujours à prendre à revers la majorité des investisseurs. Début 2018, la plupart des banquiers tablaient sur des marchés financiers robustes sur fond de croissance économique globale avant de déchanter. En 2019, ces mêmes banquiers tablaient sur la prudence sur fond de ralentissement économique… Le « pain trade » pointe ainsi vers des marchés en hausse en 2019. Bon nombre d’opportunités d’investissement demeurent sur les marchés. Les petites et moyennes capitalisations ont fortement sous-performé les grandes valeurs. Les secteurs industriels et cycliques ont à peine rebondi par rapport à leurs points bas et on ne va même pas parler des cours des banques européennes. En matière de taux d’intérêt, les pays émergents recèlent d’opportunités pour ceux qui peuvent faire du « bond picking ».

Dans tous les cas il faut privilégier une approche opportuniste, basée sur la valeur des actifs, et savoir se détacher du bruit quotidien des nouvelles politiques et des chiffres macro-économiques. Il faut aussi être rigoureux et savoir ne pas se laisser intimider par la volatilité des marchés à court terme. In fine, l’investisseur achète des sociétés, pas l’économie ou la politique. Les mouvements trop importants dans les portefeuilles, fruits des changements des stratèges des banques, nuisent aux investisseurs, transformant leurs portefeuilles en « lessiveuses » où les coûts de courtage vont accentuer des décisions d’investissement pas toujours heureuses.

C’est ici que les portefeuilles investis en valeurs mobilières doivent avoir une philosophie similaire à l’immobilier. D’une part il faut avoir une vue à long terme. D’autre part la maîtrise des coûts est essentielle. Il n’est pas acceptable, à l’heure des taux d’intérêt négatifs en Suisse, de surpayer pour une gestion de fortune médiocre. Des établissements comme Performance Watcher peuvent aider un client à comparer la performance de son portefeuille avec le « marché » et essayer de mesurer la performance de son dossier. Des sociétés spécialisées peuvent également aider le client à analyser son portefeuille et à quantifier les coûts de gestion.

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Invité Jeudi, 14 Novembre 2019